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Date de création : 03.10.2011
Dernière mise à jour : 19.11.2017
77 articles


De la crise

Publié le 30/04/2012 à 16:02 par tolosan Tags : Dette politique socialite Hollande Sarkosy

Les origines

La crise actuelle est un nouvel épisode d’une crise qui dure depuis 2006. Les banques américaines ont prêté aux particuliers à bon compte pour l’acquisition immobilière. Les crédits ont été adossés à une garantie hypothécaire reposant sur la valeur du bien : ce sont les fameux « subprimes ».

Pour diluer les risques de non-paiement, ces subprimes ont été incorporées dans des produits financiers : les « Collateralized Debt Obligations : CDO ». Tous les acteurs financiers du monde ont acheté ces produits et leur dérivés. Presque tous les fonds étaient et sont encore composés d’une partie de ces CDO sans qu’il soit possible de toujours les identifier.

Mais, le marché immobilier américain s’est retourné. La valeur des maisons a fortement chuté. Les garanties hypothécaires ont joué sur la base du prix d’achat fragilisant les emprunteurs modestes.

Mais, les banques perdent de l’argent et elles s’aperçoivent que les CDO ne jouent pas leur rôle protecteur. Les acteurs financiers se rendent compte que les CDO sont des produits opaques et toxiques et ils deviennent méfiants entrainant un gel des marchés interbancaires. Les fonds spéculatifs font faillites ainsi que la Banque Lehman Brothers. Les imbrications financières et la dilution mondiale des CDO entraine pratiquement toutes les régions du monde dans la récession.

Les conséquences en Europe

Le lien entre la crise des subprimes et celle de la zone Euro est la dette publique. L’Euro en lui-même n’est responsable de rien, ce n’est qu’un outil. Par contre, la dette publique a explosé en raison d’une diminution des recettes due à la baisse de l’activité privée et une augmentation des dépenses sociales liées à la prodigalité de nos dirigeants dans un contexte d’argent facile.

Les causes

Si les Etats avaient été dans une situation saine avant 2007, nous n’en serions pas là actuellement.

Depuis les années 80, l’Etat français dépense sans compter en sacrifiant l’investissement et la bonne gestion au social et à l’accroissement de l’interventionnisme étatique. De plus, il s’endette en faisant appel au marché à travers des obligations, des OAT. Les taux d’intérêts sont variables et adossés à la confiance que les prêteurs ont de la solvabilité du pays emprunteur. La notation du pays symbolise cette confiance. Depuis l’effondrement de la Grèce, puis de l’Irlande, du Portugal, de l’Islande, de l’Italie, de l’Espagne, maintenant de l’Angleterre (et bientôt de la France), ces taux deviennent plus volatils. Ils peuvent à tout moment flamber. La conséquence réside dans l’accroissement des intérêts dus alors que les recettes diminuent donc une augmentation de la dette. Cercle vicieux !

Les solutions actuelles

Augmentation des impôts

Nos dirigeants augmentent la TVA. C’est un moyen efficace car il permet de trouver de l’argent frais immédiatement et d’augmenter le PIB, donc de diminuer artificiellement le rapport PIB/Dette.

L’augmentation de tous les autres impôts, succession comprise, permet également d’augmenter rapidement les recettes.

Appel à la solidarité européenne

Pour éteindre l’incendie de la crise de 2008, les transferts d’argent des Etats vers les banques, puis des banques vers la BCE, puis de la BCE vers les Etats ont cru de manière exponentielle. Mais, les politiques ont rapidement vu que « l’Europe est un berceau sans enfant dedans ». Aucune économie n’a jamais été faite et donc aucune réserve n’existe. Depuis quelques fonds ont été créés avec de l’argent réel provenant d’Allemagne et de l’argent virtuel.

Les solutions politiques

La présidentielle 2012 oppose deux candidats et deux programmes. Même si les deux projets ne tiennent pas compte de l’évolution du monde, il en est un qui mène à coup sûr à la récession. C’est le programme socialiste. En effet, ce parti assoie sa théorie sur celle d’un économiste anglais du 20ème siècle prônant la relance par la dette et les travaux de l’Etat. Même si, ses adeptes ont actualisé ces principes, le fond reste le même : augmenter la dette pour payer les entreprises. Le but avoué est d’augmenter la croissance. Cela signifie que les entreprises marchandes vendent plus , créent de la richesse, augmentent le PIB en payant de la TVA. Mais la récession est là : grippage des flux interbancaires, diminution du crédit, arrêt de l’investissement, augmentation du chômage, baisse du pouvoir d’achat.

Les paramètres oubliés

L’absence de mémoire et de culture historique des hommes politiques ont empêché nos dirigeants de comprendre l’évolution du monde de l’après révolution industrielle.

La mondialisation est là : tous les acteurs économiques d’un pays peuvent maintenant aisément commercer avec ceux d’un autre ou d’une région économique éloignée. Les transports, la communication, les finances sont liés par réseaux sur toute la planète. La mondialisation n’est pas une cause de la crise, mais c’est une conséquence du progrès et de l’évolution des esprits. Ce n’est pas un mal, mais un bien dans ce sens qu’elle rapproche tous les intervenants. C’est à l’homme de faire un bon usage de ce nouvel outil.

Les matières premières sont rares et donc chères.

La planète a besoin d’air frais. Le programme des candidats à la présidentielle ne tient pas assez compte de ce problème majeurs. Personne n’a demandé l’arrêt immédiat de la spéculation sur les droits à polluer par exemple.

Le futur

La relance n’est plus entre les mains de nos politiques, mais des industriels, des PME-PMI, des agriculteurs, des commerçants, bref de tous ceux qui créent de la richesse.

Les énergies renouvelables doivent être prioritairement développées notamment dans le secteur de l’énergie photovoltaïque et dans la construction automobile.

L’Etat doit envoyer aux marchés des messages forts (dès l’élaboration du prochain budget) relatif à l’équilibre des comptes publics (200 milliards de recette engage 200 Mds de dépenses et pas 300).

Ces annonces contiendront les taux d’intérêts, mais obligeront à faire des choix parmi les bénéficiaires habituels de l’argent public. Cet aspect de la gestion n’a pas été abordé par nos chers candidats. Cela s’explique parce que ces mesures ne sont pas populaires. Et pourtant…

Il ne s’agit pas de démolir le modèle social à la française. En revanche, il s’agit de revenir à plus de réalisme et de bon sens dans une période de crise et de pénurie d’argent frais. Le citoyen doit également évoluer en oubliant l’Etat providence. La faillite annoncée de Technicolor (ex-Thomson) n’est pas du fait de l’Etat, mais est du à une mauvaise stratégie industrielle, commerciale et financière du groupe.

La hausse systématique des prix, au niveau mondial, ne doit plus être une loi intangible. Le coût de la vie doit, autant que faire ce peut, s’aligner sur le pouvoir d’achat et non l’inverse.

L’éducation et la professionnalisation doivent être une priorité pour s’adapter au monde commerçant. Un bon ajusteur produira plus de richesses qu’un mauvais politique.

On voit que les changements d’état d’esprit doivent s’accompagner de changements structurels de l’économie et surtout de l’Etat dans une nation et dans un groupe comme l’Europe. L’Etat doit réduire sa voilure et simplifier son fonctionnement. L’Etat stratège omniprésent est mort d’autant plus que depuis trente ans, on voit les politiques subir les crises. Pourtant, ils ont accès aux conseils d’une foultitude d’experts intelligents, expérimentés, documentés, sérieux. Il leur manque l’honnêteté de dire la vérité et de faire le nécessaire non pour être élu mais pour assurer la croissance et donc le bien du « peuple ».

Commentaires (3)

Sab le 01/05/2012
Ah que coucou!

Bonne analyse mais pourtant je n'y adhère pas totalement ;)

La crise économique mondiale que nous subissons actuellement en France ne date malheureusement pas de 2006, mais elle a été accrue par les "subprimes". Notre économie étant déjà en crise depuis 1976 (nous ne nous sommes jamais relevés économiquement du premier choc pétrolier, pour s'en rendre compte, il suffit de regarder l'inflation grimpante depuis cette année-là ainsi que la dévaluation constante de la monnaie). Le PS avait proposé une solution, qu'ils avaient suivi à l'époque et qui s'est avérée être plus catastrophique car les Français ne savent pas "acheter" pour préserver leurs emplois et leur force économique, ils préfèrent raisonner et payer le moins cher que faire le rapport qualité/prix => maintenant il devient de plus en plus difficile de trouver des produits de bonne qualité...

Autre point sur lequel je ne partage pas entièrement ton point de vue: ta théorie sur la "hausse des prix"... reprends comment le calcul des prix de vente et tu comprendras tout de suite pourquoi je "coince" un peu ;)

Bisous,
@+
Sab
http://sab1703.centerblog.net


tolosan le 01/05/2012
Effectivement, il y a eu plusieures crises systémiques avant 2006. Mais celle de 2006 est la seule qui n'accepte plus les remèdes conventionnels appris du passé. L'inflation a servi a augmenter les bénéfices. Lorsque les prix ont atteint un certain niveau, on a changé de monnaie (Ancien franc, nouveaux francs, Euros, ...). La déflation était un outil pour gérer les crises en même temps que la dévaluation de la monnaie.
La course à l'inflation ne doit plus être une loi immuable. Une société produit un article et le vend au prix de revient plus un bénéfice (je ne compte pas la TVA : c'est le consommateur qui paie au final), cela constitue le prix de vente. Le prix de revient est composé d'un certain nombre d'éléments dont le coût des matières premières, les charges salariales, le fonctionnement, les impôts, ...Il est certain que si un de ces paramètre évolue, le prix de vente bouge dans le même sens. Mais le suel paramètre valable de hausse des prix est la hausse des matières premières due à la raréfaction. Le reste doit être compensé éventuellement par la compétitivité, par les économies d'échelle, par une gestion de l'efficacité de l'entreprise. L'augmentation systématique des prix entraine la course à l'augmentation des salaires pour maintenir le pouvoir d'achat : une course sans fin.
http://tolosan.centerblog.net


Sab le 01/05/2012
Je serais d'accord avec toi, si tu n'oubliais pas une chose, concernant les prix ;)
Tu oublies qu'avant tout lancement d'un produit il y a une enquête de marketing dans laquelle on demande au client le prix minimum et maximum qu'il est pret à payer pour obtenir le dit produit/service ;) qui remplace trop souvent les calculs du PV effectués préalablement ;) car le consommateur français ignore la valeur d'1 € et répond toujours un prix bien supérieur au calcul théorique, telle que nous l'apprenons en cours. La dernière enquête que j'ai eue sous les yeux les prix minimum étaient le quadruple du PV calculé ;)... est-il utile de dire que l'entreprise a choisi comme prix de vente la moyenne entre ces 2 extrèmes et ne s'est plus souciée du PV calculé ;)... Ceci on oublie trop souvent de le dire ;)

Bisous,
@+
Sab
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